vendredi 22 septembre 2017

Laisser les enfants être des enfants

Ces dernières années ou depuis peut-être plus longtemps encore, un phénomène a pris de l’ampleur : occuper les enfants. Je remarque autour de moi, de nombreux parents qui redoublent d’efforts pour trouver des activités à leurs enfants. Ce phénomène s’est même étendu aux petits enfants et ce de plus en plus tôt.
Les activités se consomment comme tout le reste désormais. Ainsi on voit de plus en plus de lieux qui offrent des espaces de jeux payants pour les enfants, jeux intérieurs, extérieurs, activités sportives ou de loisirs il y a pléthore en la matière. Sans parler des jeux ou activités à faire à la maison ; celles pour développer la motricité fine sont à la mode chez les tout petits. Il y a à prendre et à laisser bien sûre mais ce que je souhaite soulever ne concerne pas ces produits en soit, de temps en temps il n’y a aucun mal bien entendu, il s’agit plutôt de ce dont ils sont le reflet qui est à questionner.
Les enfants ont-ils vraiment besoin de tout ça pour grandir, se construire et développer leurs sens et leur motricité etc. ? Article écrit par Mahdiya de OumiMôme

 Surstimulation de l’enfant : besoin réel ou non ?

Sans doute pas. Les enfants ont toujours su développer leur motricité fine naturellement, comme le langage, la marche etc., c’est inné. Allah les a créés avec ce potentiel.
Ne serait-ce pas plutôt le besoin des parents qui va être comblé par tous ces «outils» ? Notre société nous pousse à sur-stimuler les enfants, comme si pour les remplir il fallait leur offrir un tas d’activités, comme si pour remplir les parents il fallait que les enfants sachent lire le plus tôt possible, prouver qu’ils sont doués, intelligents, capables, comme si tout cela était le reflet des parents eux même, le gage de leur «bon travail».
Isabelle Filliozat Psychologue désormais connue pour son approche en neurosciences sur le développement et sur les émotions infantiles, aborde ce point dans son livre «il n’y a pas de parents parfaits»  :
«Car notre enfant est un peu notre miroir. Nous avons tendance à le considérer comme notre prolongement, comme une partie de nous. Nous projetons sur lui notre personne actuelle et attendons de lui qu’il soit celui que nous aurions aimé devenir. Il porte notre moi idéalisé. Inconsciemment, nous le chargeons de la tâche de restaurer notre image. Alors toute déception nous atteint profondément.»

Mais si en fait tout ça n’avait aucune importance ?

Laissons les enfants être des enfants, ils n’ont pas besoin qu’on leur apprenne la motricité fine, ils vont eux même chercher à l’acquérir car c’est instinctif, c’est inscrit en eux !
Par exemple : laissez en permanence à disposition des feuilles et des crayons, vous verrez vos enfants gribouiller, puis s’entraîner à faire des ronds, des pics, des vagues, des points etc. sans même qu’on leur demande. Laissez-les de temps en temps jouer au-dessus du lavabo avec 2 boîtes, vous les verrez transvaser et re-transvaser.
Et surtout amenez les jouer dehors, pas dans un parc de jeux, non, dans la nature, où il y a de l’herbe, des cailloux, des bouts de bois … les voilà qui se créent eux même tout un univers, qui s’inventent des jeux qui développent parfaitement leurs sens, leurs capacités cognitives, leur imagination et leur sensorialité … naturellement et gratuitement !
Bien sûr cela ne veut pas dire qu’il ne faut acheter aucun jeu ni ne proposer aucune activité. Mais ce sont des choses qui peuvent tout à fait rester occasionnelles et secondaires. Tout est là à portée de main, Allah Azawajal a mis tout le potentiel en eux, rien ne sert de vouloir les brusquer, ce potentiel va éclore si nous mettons à leur disposition les bons outils, et les meilleurs outils sont ceux du quotidien : Les laisser faire la cuisine avec vous (même s’ils renversent, ce n’est pas grave, renverser puis nettoyer fait aussi partie de l’apprentissage), laissez les jouer dans la terre, se salir les mains, jeter des cailloux (dites leur simplement où ils peuvent et où ils ne peuvent pas le faire), laissez-les gribouiller, dessiner à volonté, laissez-les courir même s’ils risquent de tomber ! Laissez-les toucher, sentir, oser … laissez-les vivre et expérimenter, soyez simplement présent pour les accompagner mais pas pour faire à leur place non ! Mais plutôt pour faire avec eux.
Charlotte Mason dans sa pédagogie parle de cet apport éducatif que représentent les outils quotidiens :
«Lorsque nous disons que «l’éducation est une atmosphère», nous ne voulons pas dire que l’enfant devrait être isolé dans un environnement infantilisé, spécialement adapté et préparé, mais nous devons plutôt tenir compte de la valeur éducative de l’atmosphère de la maison, au regard des personnes et des choses, et nous devons le laisser vivre librement dans ses conditions. Cela abrutit un enfant de réduire son monde à un niveau infantile.»
Nos enfants ne nous appartiennent pas, ils ne sont pas le reflet de nous-même, ils sont des êtres à part entière dont le potentiel ne demande qu’à éclore, si on leur laisse toute la place d’être eux même, même s’ils sont très différents de nous, de nos espérances … ils sont tels qu’Allah les a créé et nous ne faisons que les accompagner sur leur voie personnelle.
Maria Montessori qui prône dans ses ouvrages le fait d’accompagner l’enfant plutôt que de l’orienter, d’avoir confiance en ses capacités innés disait d’ailleurs à ce sujet :
 « Il s’agit de défendre le droit de l’enfant d’être actif, d’explorer son environnement et de développer son patrimoine intérieur à travers toutes sortes de recherches et d’efforts créatifs. Éduquer consiste à guider l’activité, pas à la réprimer… Le rôle du maître est de nourrir, d’aider, d’observer, d’encourager, de guider, d’inciter, et non pas de se mêler, d’ordonner ou d’interdire.»
«Il faut laisser les enfants exercer leurs qualités innées, et bien entendu ne rien faire qui puisse les étouffer.»
Alors ce n’est pas en leur proposant une multitude d’activités encadrées que nous pourrons au mieux les accompagner, mais en ayant confiance en leur potentiel inné et en leur laissant le temps de l’explorer eux même, à leur manière. Certains développeront des capacités très tôt, d’autres très tard, mais rien ne presse. La pression sociétale, ou celle de l’entourage ne dois pas entraver cette confiance en l’enfant et en ses capacités.
Céline Alvarez auteur du livre : « Les lois naturelles de l’enfant » dit ce qui résume parfaitement le sujet de cet article :
«De nombreuses études portent à croire – devrions-nous en être étonnés ? – que l’environnement idéal pour le bon développement global du jeune être humain est un environnement non pas innovant ou surstimulant, mais un environnement qui s’apparente à un milieu naturel. Il s’agit donc d’un environnement où l’enfant serait connecté au monde, à la nature, à sa culture, à des êtres humains différents de son âge. Un tel environnement lui permettrait d’exercer librement et de manière optimale sa motricité en plein développement, en grimpant aux arbres, en escaladant ou en marchant sur des éléments naturels. Connecté au monde et à la nature, ses sens emmagasineraient par ailleurs une grande quantité d’informations visuelles, olfactives, auditives, ce qui favoriserait grandement le bon développement de son intelligence globale.»
Ce qui n’est pas acquis ne l’est simplement pas encore !
Alors tout simplement : laissons les enfants, être des enfants ! Qu’Allah facilite à chaque parent et permette à chaque enfant de s’épanouir pleinement amine.

mercredi 20 septembre 2017

Je fait l'école à la maison

Article écrit pour ahly magazine.

L’instruction en famille (IEF) s’avère être le choix de plus en plus de familles. C’est le cas de Naoual et Mahdiya qui nous livrent leur témoignage sur l’IEF.


Marina : « Ce qui nous a conforté dans notre choix c’est d’avoir placé notre confiance en Allah qui a mis en nous une sérénité »

Je suis Marina, j’ai 29 ans et je suis maman de deux petites filles : ma grande que j’appellerais ici N. a 5 ans ½ (née an 2011) et ma deuxième M. a 3 ans (née en 2013). Et récemment bébé 3 (né en 2016) qui est venu agrandir cette fratrie. Nos filles n’ont jamais été scolarisées et nous avons fait le choix de l’IEF.
En fait cette idée a germé en moi lors de ma 1ere grossesse. Je suis monitrice éducatrice de formation, j’ai exercé quelque temps dans ce milieu qui me passionne. Lorsque j’ai senti mon bébé grandir en moi, je me suis dit qu’il me semblait incohérent de retourner m’occuper d’autres enfants et de laisser les miens à d’autres personnes. Cela ne me convenait pas, je me sentais responsable de leur éducation et de tout ce que cela impliquait, je souhaitais donc en être l’actrice principale. C’est une décision que nous avons longuement mûrie avec mon époux, il nous a fallu du temps et beaucoup de questionnement pour évaluer si c’était vraiment ce qui nous semblait être le meilleur pour notre famille. Al hamdulillah aujourd’hui nous en sommes convaincus.
Mes filles sont encore petites et devraient être en maternelle, ma grande néanmoins a un niveau CP mais avoir une année d’avance n’est pas rare en IEF. En effet cela nous permet d’avancer au rythme de l’enfant et non pas de lui imposer un rythme global et général qui ne lui conviendra peut-être pas.
Notre manière de faire pour le moment est assez proche de ce que l’on appelle l’unschooling. Mais contrairement à ce que l’on peut penser cela ne signifie pas aucun travail formel. Mais plutôt pas de cours magistraux ni de thèmes imposés.
Depuis que N. est petite, je suis ce qui l’intéresse. Très tôt elle a souhaité lire, nous avons donc abordé la lecture et à 4,5 ans elle a su commencer à lire, plus tard elle s’en est détournée, tout comme elle s’est détournée des exercices dans les cahiers pour se passionner pour la nature, les animaux et s’enrichir au travers de reportages, de lectures que nous lui faisions et d’insatiables questions auxquelles nous tentions de trouver des réponses. C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré le cahier des questions dans lequel je note celles qu’elle me pose et nous cherchons ensuite les réponses. Cela lui apprend à trouver les supports adéquats pour faire des recherches dans les domaines qui l’intéressent. Ce sont les apprentissages informels.
Depuis peu elle revient vers la lecture et elle a fait un bond en avant quant à la fluidité avec laquelle elle lit et la compréhension de ce qu’elle lit.
En fait en apprenant par le jeu ou tout autre support qui intéresse l’enfant c’est comme si l’apprentissage était beaucoup plus rapide. Par exemple il a suffit de passer 10 minutes sur le sol à compter des cailloux pour qu’elle intègre le principe de multiplication.
M. quant à elle a plus de facilités pour tout ce qui est manuel et apprend énormément par l’observation et le mimétisme. C’est aussi ce qui fait qu’aujourd’hui elle apprend les lettres car elle veut lire, comme sa sœur : et bien lisons !
Je ne suis aucune pédagogie en particulier mais m’inspire de plusieurs en les mixant à notre convenance pour trouver ce qui convient le mieux à chacun de nous, car chaque enfant est différent et ce qui marche pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre. Il est important que le tout convienne aussi aux parents qui se chargent de l’instruction. Je m’inspire donc de la pédagogie de Maria Montessori, de Charlotte Mason, de Steiner. Les travaux d’Isabelle Filliozat sont aussi utiles bien que ne traitant pas d’instruction mais d’éducation. L’un et l’autre me paraissent indissociables surtout dans le cadre de l’IEF.
Je m’inspire aussi du modèle Québécois où j’ai vécu plus jeune. Pour la primaire, les élèves n’ont pas de champs de compétence à remplir chaque année, mais en fin du cycle de primaire. Ainsi ils sont acteurs de leur apprentissage et peuvent choisir une année de s’impliquer plus dans les mathématiques, l’autre dans l’histoire etc. Mais ils savent qu’à la fin du cycle de primaire ils devront avoir clos chaque module. Je trouve ça génial car en même temps cela donne un certain cadre tout en laissant l’enfant libre, autonome et responsable de son apprentissage.
Bref je pioche ci et là, j’observe mes filles, j’essaie de suivre leur rythme, de les stimuler en leur donnant le goût d’apprendre, c’est en fait cela qui me tiens le plus à cœur, leur donner l’envie d’apprendre, car si elles font les choses avec passion tout apprentissage leur sera facilité. Comme le disait Idriss Aberkane, Docteur en neurosciences notamment, dans l’une de ses conférences, si la nature (et je dirais même si Allah) a sélectionné le jeu comme moyen d’apprentissage privilégié au sein de la nature, faisons confiance à Sa sagesse. Ainsi le jeu et surtout en grandissant la notion de plaisir dans l’apprentissage, est selon moi la clé pour acquérir des connaissances de manière sûre, durable et efficace.
Je ne dirais pas que c’est toujours facile, parfois je doute, j’ai peur de mal faire etc. Mais quelques soient les choix que nous faisons dans la vie, je pense que rien n’est jamais dépourvu de difficultés. L’essentiel est de les surmonter. Ce qui nous a conforté dans notre choix c’est d’avoir placé notre confiance en Allah qui a mis en nous une sérénité et c’est ce qui nous a renforcé et soutenu jusqu’à aujourd’hui. Si un jour nous sentons que cela n’est plus ce qu’il y a de mieux, nous ne serons pas fermés pour envisager autre chose incha’Allah. Rien n’est immuable si ce n’est Lui !
L’éducation de nos enfants est une chose si essentielle, ils sont les générations futures, en faire des êtres intelligents est important certes, doués oui mais surtout pieux, ce qui implique bons, généreux, bienveillants, altruistes, patients etc. Afin qu’ils utilisent leurs connaissances pour contribuer à consolider plutôt que détruire l’harmonie de la création. C’est cela qui pourra incha’Allah apporter du bon en ce monde qui nous a été confié, comme ils nous ont été confié (nos enfants).
Qu’Allah nous facilite et nous permette de les accompagner au mieux, amine.
Naoual : « C’est une formidable aventure à vivre en famille »
Je suis maman de trois enfants de 9, 7 et 4 ans. Qui aurait cru il y a 3 ans que j’instruirais mes enfants à la maison ? En tout cas pas moi !! La responsabilité d’un tel acte me paraissait trop lourde à porter !
C’est au cours de l’année de CP de ma fille et MS (ndlr : moyenne section) de mon fils, alors que mon dernier approchait ses un an, que j’ai commencé à envisager sérieusement la chose. Ma fille et mon fils s’adaptaient plutôt bien au contexte scolaire mais je devais reprendre beaucoup de choses à la maison tant au niveau instruction qu’éducation au sens large du terme.
Mon mari et moi étions convaincus des bienfaits de l’instruction en famille pour l’équilibre et l’épanouissement des enfants et ce, dés le départ de la scolarisation de ma fille en maternelle… Néanmoins, n’étant pas assez forte pour affronter la pression sociale, notamment celle de mes plus proches parents, l’idée a fini aux oubliettes !
Quelques années plus tard, après mûre réflexion et en concertation avec les enfants, nous avons sauté le pas ! C’est ainsi que je nous ai fais confiance en m’en remettant à Allah pour qu’Il nous facilite.
Nous avons annoncé la nouvelle à nos proches, qui étaient plutôt réticents et ne comprenaient pas vraiment nos choix. Ceci dit, nous voulions les informer mais pas forcément leur consentement, simplement l’acceptation de notre choix d’éducation et d’instruction. Finalement, ce fut le cas el hamdouliLlah.
Pour commencer, j’ai suivi quelques formations pour avoir plus d’outils pédagogiques à offrir à mes enfants. Étant diplômée en psychologie, cela me permet d’adapter le mode de présentation des connaissances, mais je continue à me former au gré des leurs besoins.
Au quotidien, nous avons un espace dédié à l’instruction, où nous suivons des cours par correspondance avec des évaluations régulières à renvoyer et un professeur référent correcteur, présent pour toutes demandes. Cette formule permet aux enfants d’avoir un certificat de scolarité et un bulletin avec passage officiel de niveau en niveau, ce qui facilitera une éventuelle réintégration dans le système scolaire traditionnel.
Une journée typique commence par l’enseignement des mathématiques et du français le matin ; l’après midi est dédiée aux matières comme l’histoire, la géographie et les sciences. Cette année, nous avons mis en place des cours d’anglais hebdomadaires avec une autre famille « iefeuse », nous nous rencontrons tous les mercredis autour d’un thème pour pratiquer l’anglais comme une langue vivante!
Aussi, dés le départ nous avons adhéré à une association regroupant une centaine de familles de toutes origines, pratiquant ou pas l’école à la maison, qui organise régulièrement des sorties, rencontres et ateliers.
Ainsi donc, notre organisation n’est pas figée, elle peut varier selon les sorties et ateliers intéressants que l’on peut dénicher, ici et là, selon les envies du moment.
Cela fait trois ans maintenant, c’est une formidable aventure à vivre en famille. Certes, cela demande beaucoup d’organisation, de travail sur soi, de remise en question permanente et beaucoup d’énergie !! Mais ça en vaut la peine, je suis fière de l’évolution et du parcours de notre famille et de mes enfants, j’espère les accompagner encore longtemps ainsi.

lundi 18 septembre 2017

Parentalité positive et islam

Vous avez certainement entendu parler de ce « concept » en vogue depuis quelque temps déjà : la parentalité positive ou éducation bienveillante ou bien encore éducation non violente. Est-ce un simple concept ? N’est-ce qu’une nouvelle mode éducative ?
Bien plus que cela nous allons voir qu’il s’agit d’un réel mode de vie en soit, et même d’une philosophie de vie. Ses portes paroles : Isabelle Filiozat, Adele Faber et Elaine Mazlish et bien avant eux : Françoise Dolto, Maria Montessori …
Tous sont venus proposer d’autres méthodes éducatives, plus respectueuses de l’enfant, cherchant à le comprendre. Mais alors l’éducation bienveillante c’est quoi ? Car fondamentalement et à priori tout parent est bienveillant !
Oui dans l’intention tout parent non défaillant est bienveillant envers son enfant, néanmoins, dans les actes, dans la façon d’agir, de parler il arrive bien souvent de ne pas l’être. Article écrit par Mahdiya pour ahly magazine.

Les grandes lignes de la parentalité positive

La bienveillance éducative mais plus encore la parentalité positive consiste à apporter à l’enfant un cadre et des règles de manière constructive afin que le message que l’on souhaite lui transmettre soit ancré positivement. Être dans l’éducation bienveillante c’est tenter d’éduquer l’enfant en respectant qui il est et ce qu’il est, s’adapter à sa personnalité, comprendre aussi son fonctionnement d’enfant, faire avec et non pas contre. C’est accompagner l’enfant dans son processus plutôt que de faire à sa place, c’est l’aider à prendre confiance en lui, à se construire et s’épanouir sans entraver son individualité.
Isabelle Filliozat qui reprend comme nous le verrons une voie déjà amorcée avant elle, s’appuie sur les récentes études en neurosciences qui ont permis de mettre en lumière le fait que l’enfant n’est pas un « mini adulte ». Son cerveau, comme le reste est immature, il n’est pas capable dès tout petit de comprendre, d’assimiler et d’analyser comme un adulte. Il ne peut pas avant un certain âge faire preuve d’abstraction, tout comme il lui est difficile les premières années de maîtriser ses émotions. Tout cela est un apprentissage complexe. Néanmoins, malgré son immaturité, la parentalité positive vient repositionner certaines choses :
L’enfant est immature mais ne mérite t’il pas le même respect que tout autre personne ?
Pendant longtemps l’éducation de l’enfant exigeait de lui qu’il se comporte comme un «adulte» en terme de gestion des émotions et de respect des normes sociales. Hors les normes sociales diffèrent tout d’abord d’un pays à l’autre, mais surtout ne sont pas innées, elle sont le fruit d’une acquisition. Auparavant, on traitait l’enfant de manière rabaissante, ne lui accordant pas de place au sein de la famille voir de la société, l’enfant devait obéir et se taire, son avis, sa voix n’étaient pas entendus, il n’était pas respecté en temps qu’individu. C’est du moins ce qui était le plus fréquent dans de nombreux foyers occidentaux, nous ne parlons pas ici des mœurs éducatives étrangères bien sûre.
Aujourd’hui l’éducation bienveillante nous invite à inverser la tendance et cela éclairé par des travaux scientifiques, nous permettant de comprendre le fonctionnement cérébral et émotionnel infantile.
Ainsi, il s’agit d’apporter un cadre éducatif à l’enfant en respectant son individualité, en lui donnant droit de paroles, d’expression, de pensée tout en ayant conscience de son immaturité émotionnelle et affective.

Que nous disent ses « porte paroles » ?

Quelques citations, des phrases simples qui en disent long sur le sens profond et les valeurs que véhiculent ce mode d’éducation : le respect, la bienveillance, l’amour, la compréhension, la compassion, la communication non violente etc. en sont l’essence même.
Françoise Dolto disait :
« Il faut une très grande maturité pour être capable d’être parent, car cela implique d’être conscient que ce n’est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu’on n’a aucun droit à attendre en échange. »
Parler de ce que fait l’enfant, ce » n’est pas ça une psychothérapie, c’est dire tout ce que tu fais, c’est pour me dire quelque chose, et j’essaie de comprendre ce que tu veux me dire. Ce n’est pas ce qu’elle fait en apparence qui est important, c’est ce qu’elle vous dit par son comportement.
Maria Montessori :
L’adulte est pour lui un objet particulier d’amour. L’adulte passe à côté de cet amour mystique sans s’en apercevoir. Et ce petit être qui nous aime grandira et disparaîtra. Qui donc nous aimera jamais comme lui.
L’enfant qui naît n’entre pas dans une ambiance naturelle : il entre dans la civilisation où se développe la vie des hommes. C’est une ambiance fabriquéeen marge de la nature, dans la fièvre de faciliter la vie de l’homme et son adaptation.
Dire à un enfant qui a mal ce n’est rien, revient à l’embrouiller, car on son impression alors que justement, il en cherche la confirmation auprés de nous.
Isabelle Filliozat :
Respecter les émotions d’un enfant, c’est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et maintenant. C’est le placer en position de sujet. C’est l’autoriser à se montrer différent de nous. C’est le considérer comme une personne et non comme un objet, lui donner la possibilité de répondre de sa manière très particulière à la question : qui suis-je? C’est aussi l’aider à se réaliser, lui permettre de percevoir son « aujourd’hui » en relation avec « hier » et « demain », d’être conscient de ses ressources, de ses forces comme de ses manques, de se percevoir
Prenons le temps de profiter de chaque instant de chaque étape de la vie de notre enfant. ça passe toujours trop vite.
Il n’y a jamais qu’une seule vraie urgence: AIMER! Le reste, après tout, est-ce vraiment si grave?
Les parents punissent parce qu’ils sont dépassés et impuissants.
L’enfant le perçoit et perd confiance en ses parents, cela l’insécurise, et cette insécurité se manifestera par davantage de comportements déviants.

Des outils simples pour commencer :

Voici quelques outils concrets, des pistes avec exemples pour illustrer. Bien sûr ce ne sont que des exemples qui peuvent pour certains être appliqués tel quel mais qui ont surtout pour but de vous aider à comprendre la philosophie, le principe fondamental afin que cela devienne pour vous inné. En effet l’objectif n’est pas de reproduire à la lettre chaque conseil que vous trouverez, mais d’apprendre quel est le meilleur comportement pour votre enfant car chaque enfant, chaque parent, chaque famille est différente et chacun dois trouver en se faisant confiance à soi et mutuellement ses propres techniques éducatives.
Quelques exemples :
Dissocier l’enfant de ses actes, l’enfant qui fait une bêtise n’est pas mauvais d’ailleurs peut être ne sait il pas que ce qu’il fait est mal. Vous parents n’êtes pas non plus l’acte que vous venez de poser, nous ne sommes pas un acte posé à un instant donné. Il est donc important de dire à l’enfant que ce n’est pas lui qui est mauvais, mais ce qu’il à fait. Que ce n’est pas lui que nous n’aimons pas mais ce qu’il à fait. Ce qui est très différent.
Lorsque l’enfant se fait mal et qu’il viens vers vous, plutôt que de lui dire «  ce n’est rien » dites lui que vous comprenez, que oui cela fait mal mais que la douleurs va passer. Demandez lui s’il veut un bisou, que vous souffliez dessus, un pansement etc.
Quand vous parlez à votre petit, mettez vous à sa hauteur, accroupi pour ne pas le « dominer ».
Expliquez lui les règles en les formulant positivement. Par exemple au lieu de dire «  tu ne dois pas sauter sur la canapé » dites «  sur le canapé on s’assoit ou on se couche c’est tout ». Au lieu de dire «  ne va pas sur la route «  dire «  marche à côté de moi, sur le trottoir ». Etc.
Ne pas donner plus de 3 consignes maximum à la fois.
Un enfant expérimente : il ne connais pas les règles de vie en société, il est important de les lui rappeler avec des termes simples afin qu’il les assimiles.
Certaines choses ne sont des bêtises que parce que nous adultes disons que ce sont des bêtises, quand nous étions enfants nous appelions cela un jeu ! Ne l’oublions pas !
En fin de compte nous pouvons dire que la parentalité positive est simple ce qui l’est moins c’est de gérer nous, parents nos propres émotions, et en arpentant cette voie de la bienveillance chaque parent s’apercevra qu’il a lui-même bien du mal à gérer certaines de ses émotions, tandis qu’il voudrait que son petit enfant maîtrise les siennes. Il s’agit donc d’un cheminement et nous grandissons avec nos enfants.
Cheminer vers la bienveillance c’est aussi cheminer pour soi-même car cela va permettre une introspection, une remise en question et une analyse de soi. En effet l’adulte pourra se questionner : Pourquoi tel comportement m’est si insupportable ?
Pourquoi est-ce que je me mets en colère ?
ou au contraire pourquoi suis-je incapable de maintenir un cadre et ériger des règles ?
Il est fréquent que les parents d’aujourd’hui reproduise le modèle éducatif qu’ils ont connu petits ou bien qu’ils aillent à son opposé justement. Mais encore plus insidieusement que certains comportements soient le résultats de réactions émotionnelles encore immatures parce que l’individu n’a lui même pas été suffisamment et/ou convenablement accompagné dans la gestion de ses propres émotions etc. Les comportements de l’adulte peuvent être le résultat de carences éducatives. Bien sûr cela ne veut pas dire que nous avons eu de mauvais parents, ils ont, pour la plupart fait de leur mieux avec les cartes qui étaient entre leurs mains. Mais comme tout parent, ils ont fait des erreurs et chacun de nous est un être imparfait tout comme le deviendrons nos enfants, il ne faut pas l’oublier.

L’exemple du prophète Muhammad sala Allah alayhi wa salam :

Nous remarquerons aussi que le prophète Muhammad SAWS par son comportement était un modèle de bienveillance y compris envers les enfants. En effet il se comportait envers eux avec patience et empathie, ne se montrait ni violent ni autoritaire mais au contraire permettait à l’enfant de s’exprimer au même rang que l’adulte. Comme cet enfant auquel il demanda la permission de servir des personnes âgées en premier : D’après Sahl ibn Sa’d (qu’Allah soit satisfait de lui) : « Le Messager d’Allah sala Allahu alayhi wa salam a amené une boisson dont il but avant de s’apprêter à servir le garçon à sa droite et les vieux qui étaient à sa gauche. Il demanda alors au garçon : « Me permets-tu de les servir les premiers ? ». Le garçon lui répondit : « Jamais je ne concéderai à quiconque la part qui, de droit, me revient de toi ». Le Messager d’Allah sala Allahu alayhi wa salam lui remit alors la boisson. (Boukhari).
Ou encore sa façon de jouer avec eux : Le Prophète attachait une grande importance aux jeux d‘enfants et il lui arrivait même de se joindre à eux dans leurs jeux comme en attestent plusieurs hadiths.
Soyons donc à son image et aidons nous des outils et conseils prodigués par les acteurs actuels de l’éducation afin de devenirs des parents mais surtout des êtres positifs et bienveillants !

jeudi 11 mai 2017

Minimalisme, une mode à l'accent spirituel

Salam aleykoum, que la paix soit sur vous, je vous partage un article que j'avait initialement écrit pour ahly en 2016.

Le minimalisme une mode à l'accent spirituel




Minimalisme mais encore ?

Vous l'aurez compris il ne s'agit pas de l'art minimaliste mais de l'art de vivre. Le minimalisme pourrait se résumer, au sens le plus actuel du terme, au fait de vivre avec le minimum. Pourtant il s'agit de bien plus.
Avant de devenir un phénomène contemporain plutôt lié au mode de vie matériel, le minimalisme est un art de vivre prôné par les grandes spiritualités du monde : le taoïsme, le boudhisme, l'islam bien évidement, nous enseignent à vivre le plus simplement possible. Il s'agit donc avant tout de ne pas être dans l'excès d'un point de vue matériel, mais plus globalement, sur tous les aspect de nos vies : alimentation, relations sociales etc.

Nous allons développer un peu plus en détail l'aspect spirituel puis l'aspect « pratique »  de ce concept.

Spiritualité et minimalisme : 


L'islam nous apprend à vivre simplement, loin de tout excès qu'ils soient dans notre comportement, notre alimentation, notre consommation etc. Se satisfaire de ce qu'Allah nous donne et ne pas chercher à posséder plus que ce dont nous avons besoin. Les richesses et les biens ne sont pas proscrits en islam, mais ils ne doivent pas être un but en soit ni une quette, si Le vivant nous offre ce privilège, et bien que nous en fassions profiter ceux dans le besoin plutôt que d'en tirer un profit personnel uniquement.

Ne pas manger plus qu'à notre faim, dormir sans excès, manger sur une simple natte poser au sol, partager ce que l'on possède, être au service des autres, d'humeur constante, avenante, gracieuse voilà ce que nous enseigne la sunna ( le mode de vie du prophète Mohammed salah Allahu alahi wa salam ). D'autres avant Lui comme Issa ( Jésus ), mais bien avant Lao tseu par exemple ( fondateur du Taoïsme ) prescrivaient ce mode de vie simple et sain qui permet d'éduquer l'âme et de l'apaiser.
En effet les excès enrichissent l'ego ( nafs ) tandis que la simplicité, l'art du peu l'amenuise et permet à notre fitra ( saine nature ) de reprendre progressivement le dessus et de rapprocher nos âmes d'Allah.

En résumer, il s'agit de s'alléger du poids de la dounya ( vie terrestre et matérialiste )
L’Imam Ach-Chatibi dit dans son livre Al-Mouwafaqate « De nombreux détails, considérés ensemble, permettent d’établir l’intention d’éviter la difficulté. Nous considérons donc,  par induction, que l’allégement est un principe général  qui s’applique dans tous les domaines. » Fin de citation.

Concrètement comment s'y mettre ?


Vous l'aurez compris avant d'être un acte de «  résistance »  face à notre société de consommation il s'agit d'une philosophie. Si cela a du sens pour vous, l'aspect pratique et spirituel seront indissociables et il sera alors aisé d'amorcer certains changements de mode de vie.
L'inverse est aussi vrai, il se peut que ce soit d'abord l'aspect économique, écologique, pratique qui vous attire pour ensuite prendre sens spirituellement et éthiquement.

Pour s'y mettre rien de plus simple il suffit de le vouloir et de commencer par désencombrer.

  • Objets divers : On vire tout ce qui est inutile, que l'on utilise pas. On procède petit à petit, pièce par pièce. Ce qui ne sert plus, les vêtements qu'on ne porte pas etc on donne !
- Côté déco : exit les bibelots à outrance et pacotilles qui encombrent les étagères et prennent la poussière. On vise le soft, l'épuré en s'inspirant du style japonais par exemple.

  • Nouveaux achats : acheter seulement ce qui est nécessaire, ce dont vous avez réellement besoin ; cette question dois devenir le mot d'ordre de vos achats et de ce que vous gardez : «  en ai-je vraiment besoin ? »
- Privilégier les choses faites maison, l'artisanal, le troc, les achats d'occasions. Bref on vise toujours le plus simple, le plus sain mais aussi le plus éthique.

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a ordonné de faciliter les choses et a exhorté à cela ; et lorsqu’on lui donnait de choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile des deux, tant qu’il n’en résultait pas un quelconque péché. Rapporté par al boukhari

- Commerces : choisissez ceux de proximité, les producteurs locaux, faites fonctionner vos réseaux d'amis pour les services dont vous avez besoin.


  • On place l'entraide et la solidarité en priorité et on devient soit même disponible et serviable.

- Loisirs : les activités payantes sont nombreuses mais ne sont pas toujours les plus intéressantes. Cherchez autour de chez vous les sorties et activités à faire en famille les plus simples et les moins onéreuses : balades en forêt, à la montagne, au bord des lacs, des rivières. Pic nique dans un grand parc, visite de jardins ornementaux ou botaniques etc. Se rapprocher de la création d'Allah, le contact avec la nature épure l'âme et le cœur pensez-y !

Bien sûr il s'agit de ne pas être dans l'excès, trouver le juste milieu, il n'est donc pas question d'en faire plus que vous ne le pouvez, de vous priver, de vous rendre malade en passant votre temps à aider les autres à votre propre détriment etc. Non vous devez viser l'équilibre qui vous permettra de vivre plus simplement, en évitant les complications et le stress, en apprenant à vous écouter et respecter vos besoin tout en prenant en compte ceux des autres.
La sérénité est l'un des objectifs à atteindre donc prenez le temps et ne vous mettez aucune pression. Il ne s'agit pas d'une course ni d'une compétition à qui possédera le moins !

Ne l'oubliez pas c'est un art de vivre avant tout. Prenez le temps, simplifiez vous la vie !

« Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité.»(Coran: 2/286)

Pour finir je vous invite à méditer sur une réflexion qui personnellement m'aide à revenir à l'essentiel, à ne pas m'attacher à ce que je possède : Si je devait tout perdre, tout quitter derrière moi, souffrirais-je de laisser quelques choses, aurais-je du mal à me défaire de ce que je possède ?

Si la réponse est non, Allahuma berek vous êtes déjà dans une conception minimaliste, qui n'est autre que le détachement de la dounya.



Voici le témoignage de notre soeur Lila oum Ayman rédactrice chez MM-blog et son mari, qui se sont lancés dans l'art de vivre minimaliste :


Salam aleykoum ! Le minimalisme avant d'être un concept est avant tout un mode de vie. Nous n'avons jamais été de grands consommateurs, ni des acheteurs compulsifs, néanmoins l'étude de la vie simple de notre Prophète pbsl, la lecture d'ouvrages tel que " L'art de l'essentiel" de Dominique Loreau, et notre expatriation nous ont conduit à réorganiser notre façon de vivre. Nos différents voyages avec nos 3 enfants en mode sac à dos nous ont aussi poussé à nous interroger sur l'intérêt de tel ou tel objet, sur les alternatives maisons, à désencombrer, à revoir notre conception de.... l'essentiel. Aujourd'hui voici à quoi ressemble notre intérieur : épuré, sans gros meubles, on y gagne en espace, en clarté d'esprit. Gain de temps , peu de vêtements. La technique des 5 chemises 5 pantalons pour mon époux lui fait gagner un temps précieux et surtout le conditione à aller doit au but. Notre dernier déclic : Duran un séjour parmi des bedouins en Jordanie, nous avons été amené à vivre complètement au sol...Cela nous a beaucoup plu. Tellement que nous avons même changer notre salon pour un simple majliss...On y a gagné en proximité et convivialité avec nos invités. Ce que les anglophones appellent le '' grounding '' est avant tout une tradition du Prophète pbsl. Dans les chambres : des tatamis pour les enfants. Nous avons remarqué une meilleure qualité de sommeil physiologique et beaucoup plus d'autonomie. Moins posséder, pour mieux être. Transmettre des valeurs de partage, de don à nos enfants, leur montrer que l'essentiel est ailleurs loin du côté matériel . Nous y avons gagné en sérénité, en temps, en argent puisque le tout fait maison, et l'utilisation de notre argent à bon escient nous permet de concrétiser certains projets alhammedou lillah. Une citation de Saint exupery retranscrit parfaitement le sentiment que nous avons depuis que nous sommes dans cette démarche : " La perfection, ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter mais plus rien à supprimer ". Aujourd'hui, dépourvu du superflu, nous souhaitons vraiment être "des voyageurs sur Terre" afin d'accorder plus de temps aux choses essentielles

jeudi 4 mai 2017

Maman d'une BABI

Que la paix soit sur vous, Salam aleykoum. Je vous partage ici un article que j'avait écrit il y à un peu plus d'un an sur MM-blog. Il s'agit de mon témoignage à propos de ma princesse, ma BABI !

Maman d'une BABI



Salam aleykoum, bonjour, je suis Marina, maman d'une BABI de maintenant presque 5 ans et qui est très probablement ce qu'on appel une enfant précoce.

Voici mon petit témoignage qui je l'espère aidera des parents d'enfant comme la mienne si merveilleux et si intenses !

Tout d'abord, je me suis toujours demandé si cela avait un lien, mais sans doute, puisque l'histoire de nos enfants commence bien avant leur naissance … y compris avec la nôtre. Ainsi rien d'étonnant à ce que je vous dise qu'enfant j'était moi même «  précoce » mais on ne le savait pas, pas la même époque, pas les mêmes infos etc. Mais qui dis précoce dis dans de nombreux cas hyper, hyper sensible, hyper émotif, hyper tout en fait !

Cette grossesse était désirée, même très attendu, ainsi je voulais lui donner de la place, de l'importance, et je lui est donné, toute la place, j'ai pris 30 kg, l'accouchement à été intenses : 48 h de travail dont 40 sans péridurale … et des sa naissance ce petit bout était … intense.
Oui c'est ce mot qui reviendra le plus souvent car c'est ce qui l'as décrit le mieux et ce dans tous les aspects !

Quant elle est née et les mois qui on suivis, étant mon premier bébé, je ne me rendait pas vraiment compte de l'immédiateté de ses demandes, de la puissance de ses pleurs, de son besoin de présence exacerbé et continu. J’étais toute disponible pour elle, je la maternai, la portai en écharpe quasi en permanence puisqu'elle ne supportai pas d'être posée dans un lit, et ce dés sa naissance. Elle à même eu une bonne période où elle ne dormait que sur moi, couchée sur mon ventre. Aussi je l'allaitai et nous dormions en cododo. Petit à petit je me suis questionnée, je lisais ci et là qu'un bébé montre des premiers signes de faim ( mouvement de bouche etc.) pas la mienne, elle hurlait immédiatement. Ma tante qui vivait 2 maison plus loin me dis un jours qu'elle l'entendait pleurer de chez elle. Une amie de ma grand mère, notre voisine me demanda un jours alors qu'elle venait nous rendre visite : «  Je me demande souvent si elle va bien lorsque je l'entend hurler, comme ce matin, qu'est ce qu'elle avait, tout va bien ? » et moi de répondre « et bien oui je la changeait simplement » Et oui, le simple fait de la changer la faisait hurler, la faim, le sommeil le moindre besoin et elle hurlait, sans préavis.

Mais tout cela était «  ma norme » puisque je n'avait pas d'autres références. Paradoxalement elle était, le reste du temps plutôt calme puisque je répondait à chacun de ses besoins. Tout le monde disait aussi d'elle et ce dés sa naissance qu'elle avait un regard profond, drôlement scrutateur pour un bébé, qu'elle avait pleins de mimiques, d'expressions de visages différentes etc.

Elle a marché tôt mais dans la moyenne, elle à parlé très tôt par contre et surtout elle n'est pas passé par le langage bébé, elle à très rapidement su articuler, prononcer les phrases de manière compréhensibles et construite.

Puis elle a grandi, est arrivé l'âge des envies, des désirs, des frustrations, du fameux : terrible two.
C'est là que j'ai vraiment réalisé qu'elle était plus intense que la moyenne. Tout était très fort, la moindre de ses demandes prenait des propensions démesurées, la moindre des frustration engendrait des hurlement incontrôlables pouvant durer des heures. Dans ces cas là même les câlins n'y faisaient rien, elle se débattait, et pas 5 min, elle se débattais jusqu'à ce que je la laisse, mais seule elle continuai de hurler. Tendresse, fermeté, la laisser seule, mettre des mots … rien n'y faisait. C'était épuisant, vidant ! Car j’avais beau essayer de désamorcer, les pleurs cessaient puis au bout de 5 min elle se souvenait de ce qui avait provoqué la crise et rebelote !

De plus j’étais enceinte de ma 2 em, je m'occupait de ma grand mère malade et forcément je ne pouvait pas lui accorder toute l'attention nécessaire, quoi que ma grand mère était souvent hospitalisée, mais même pendant ses périodes les crises demeuraient à l'identique. Je me souvient d'une période où elle refusait de dormir … classique me direz vous ! Mais la encore se sont les proportions que cela a pris qui furent démesurées, elle hurlait et se mettait en colère criant «  non pas dormir moi, pas fermer les yeux » elle frappait, se frappait hurlait. Cela à duré 3 semaine où chaque soir c'était la même chose. Finalement un soir je l'es prise dans mes bras je l'es maintenu fermement mais tendrement à la fois dans son lit, lui disant que je ne lui laissait pas le choix, que je comprenait qu'elle ne veuille pas dormir mais que son corps en avait besoin. Al hamdulillah ça à marché !

En fait il à fallu redoublé d'attention, d'imagination aussi pour trouver ce qui pourrait fonctionner ! Ce n'était pas toujours la même chose et surtout ça prenait toujours du temps.

On dis que les enfants on besoins d'amour, de contact et de règles. Un BABI à besoin de 3fois plus d'amour, 3 fois plus de contact et de rappeler 3 fois plus souvent le cadre !

Ma fille à 5 ans aujourd'hui. Nous avons passé des moments difficiles, éprouvants, épuisants. Qui plus est des difficultés extérieur on pesées, compliquant un peu les choses à moment donné. Je me suis inquiété parfois, me demandant si j'y arriverait, des membre de ma famille proche se sont même demandé à moment donné si une aide psy ne serait pas nécessaire. Etant éducatrice de formation j'ai bien reconnu ce qu'on appel des « troubles du comportement ». Mais Je Lui est fait confiance, je nous est fait confiance. Nous avons progressé ensemble, avec le soutient de mon époux. J'ai essayé de rester toujours dans la bienveillance même si j'ai craqué quelquefois, je me suis toujours excusé expliquant que moi aussi parfois j’avais du mal à maîtriser mes émotions mais qu'il fallait apprendre, ensemble !

Je crois que c'est en voyant évoluer ma 2em que j'ai vraiment pris conscience des particularités de ma grande. Sans faire de comparaison qualitative, jamais ! Mais en terme d'intensité, d'expressivité. Quand bébé, ma 2em avait faim, elle manifestait ses fameux premiers signes, quand elle pleurait, elle commençait par de petit miaulements de chats qui s'intensifiaient doucement. A 2 ans quand elle s'oppose, qu'elle fait une crise, qu'elle ressent de la frustration, les outils de l'éducation bienveillante fonctionnent, je peut rapidement désamorcer un conflit. Les crises viennent par périodes et ne sont pas quotidiennes, elles durent une vingtaine de minutes maximum … Bref un comportement plus «  habituel » diront nous. Je la croyait même particulièrement calme et facile, alors qu'en discutant avec d'autres mamans, elle semble plutôt même avoir son petit caractère, mais pour employer un gros mot je dirait que son comportement est plus dans la « norme ».

Enfin, il ne faut pas croire que cela est vue en terme de mieux ou moins bien. Mes 2 filles sont 2 êtres différents avec leurs particularités. La Grande est hyper, donc hyper intense mais aussi intensément sensible, intensément douce, intensément attentionnée et bienveillante, intensément perspicace et elle apprend vite qu'Allah la bénisse.
Et oui ... une enfant précoce ! Tout va très vite avec elle, je n'est d'ailleurs pas eu l'impression d'avoir un bébé longtemps, elle à vite fait petite fille... je l'es vite vue comme déjà grande, et il faut d'ailleurs que nous fassions attention car sa maturité sur certains points peut nous faire oublier son immaturité émotionnelle, son besoin exacerbé d'attention etc.

Les choses ne sont pas encore simples tous les jours ; elle provoque beaucoup, usent de mots, de comportements peu communs pour une enfant de son âge, elle viens se confronter au cadre quotidiennement ou presque. Elle a aussi cette particularité à savoir théâtraliser, un don d'acteur hors du commun et même invraisemblable pour une si petite fille, vue de l'extérieur c'est même difficilement compréhensible, mais pour ne donner qu'un seul exemple, à 2 ans elle s’entraînait à rire, pleurer, se mettre en colère, être triste, devant le miroir ! Et lorsqu'elle refusait quelque chose elle se faisait frissonner, trembler en disant qu'elle avait froid … même cette été alors qu'il faisait 40°C ! Ses aspects là j'ai appris à les prendre avec humour, tout en essayant de lui apprendre à ne pas user pour obtenir ce qu'elle désir etc. Je crois que nous apprenons à nous connaître en fin de compte !
Mais par dessus tout, ce qui me réjouis le plus c'est de la voir grandir et progresser, être capable désormais de mettre des mots sur ce qu'elle ressent, de trouver des outils elle même, avec mon aide encore souvent, mais de réussir à retrouver son calme. Les crises sont de moins en moins fréquentes et durent de moins en moins longtemps … Elle se construit et je la voix évoluer positivement. Alors je me dis que tous ses efforts ne sont pas vains, même si c'est parfois dur, éprouvant, bref intense quoi !

Quand je la vois jouer dehors, avec cette assurance impressionnante, cette confiance en elle, sa tendresse qu'elle me donne volontier, je me dis que ça en vaut vraiment la peine et que, incha'Allah elle deviendra une femme épanouie. Qu'Allah la préserve amine.

Pour finir, je crois que nos enfants ne viennent pas à nous par hasard, ma fille m'as fait echo sur de nombreuses choses et m'a amené à mieux me connaître, mieux me comprendre. J'ai toujours pensé que l'on grandi avec nos enfants, mais je n'avait pas réalisé à quel point !

Au parents de BABI : patience, continuez de donner de l'amour, de la douceur, de la présence à vos enfants, même si vous craquez parfois et vous craquerez sûrement, ce n'est pas grave, continuez à faire de votre mieux car c'est bien là l'essentiel et vos efforts paieront incha'Allah.

Tous les BABI ne deviennent pas nécessairement des enfants précoces, mais ils sont tous hypersensibles, et c'est un don, même s'il est éprouvant, c'est un don. D'ailleurs je me dis souvent … Si elle est aussi intense puisse t'elle l'être dans tous les aspect positifs de sa vie, puissent ils tous devenir des êtres intensément beaux et pieux, amine.


vendredi 14 avril 2017

La vérité sur le miel

Voici un autre article écrit initialement pour ahly magazine en 2015.






Le miel, ce nectar sucré fabriqué par les abeilles, aussi savoureux que sain, est sans aucun doute un atout santé. En est on si sûr ? Le miel est certes excellent à tout points de vue, mais savons nous ce que nous consommons vraiment lorsque nous achetons notre pot de miel sur les étals du supermarché ?

mardi 11 avril 2017

Mon premier potager bio

Comme c'est de saison, je vous partage un article que j'avait écrit pour ahly magasine en 2015 :

Mon premier potager bio

Vous rêvez de déguster vos propres légumes, vous aimez être connecté à la nature, ou vous avez simplement envie de tenter l'expérience. Que vous soyez en maison ou en immeuble, voici quelques astuces pour démarrer un petit potager chez vous.


Pourquoi un potager ?

jeudi 6 avril 2017

Téter ce n'est pas que pour manger !

Salam aleykoum, que la paix soit sur vous.
Wahou, j'ai eu un échange trop bizarre à la pharmacie ( Rhô pour une fois j'ai écris le mot bizarre sans faute du premier coups ... Salwa si tu me lis ;) ).

lundi 6 mars 2017

Notice d'utilisation de l'enfant ( sisi, j'ai osé ! )

Notice d'utilisation de l'enfant :

Félicitation vous venez de faire l’acquisition d'un enfant !

Merci de lire attentivement la notice avant utilisation.



Mise en marche :

Vous n'avez rien à faire l'enfant fonctionne tout seul, il acquerras de nouvelles capacités à chaque niveau que vous lui ferez atteindre. Pour cela référez vous à la rubrique entretien.

vendredi 3 mars 2017

Manger cru, c'est sérieux ?



L'alimentation cru, aussi appelée alimentation vivante, est à la mode. Véritable phénomène de mode ? Lubie absurde de quelques hurluberlus ou réel atout santé ? Nous allons voir quels intérêts présente ou non ce mode d'alimentation.



Petites définitions

Un aliment cru, ce n'est pas compliqué, c'est un aliment qui n'as subit aucune cuisson. Néanmoins il peut être déshydraté.
Le crudivorisme consiste à ne manger que des aliments cru et exclusivement des fruits, légumes et céréales.

S'il est vrai et indéniable que nous avons besoin d'aliments vivants pour notre équilibre, dois t’ont réellement les manger de manière exclusive ?

La médecine chinoise apporte une réponse à cela, cette médecine ancestrale, vielle de 5000 ans et qui rejoins sur de nombreux points la médecine prophétique, nous dit que la chaleur est importante à la digestion. Ainsi manger exclusivement froid serait plutôt néfaste. De plus les aliments crus nécessitant plus d'énergie pour être digérés ne nous permettraient pas réellement d'en assimiler toutes les vitamines et oligo-éléments. Ceci dit, les aliments perdent vraiment une grande partie de leurs éléments vitaux à la cuisson surtout lors des cuissons à haute température. Ainsi l'aliment cuit est dénaturé et présente bien moins d'avantages que l'aliment cru.

Mais que devons nous faire alors ? Manger cru ou cuit ?

Il est intéressant de noter que dans certains cas et dans une optique curative il peut être très bénéfique de passer à une alimentation exclusivement cru de manière thérapeutique. Certains médecins comme le Dr Jean Seignalet proposent d'ailleurs des régimes spécifiques. Son livre remarquable « l'alimentation ou la troisième médecine » insiste sur l'importance de l'alimentation pour prévenir mais aussi soigner certaines maladies dont des maladies graves et met l'accent sur le rôle majeur que jouent les aliments crus.

Sinon, un peu des deux serait sans doute l'idéal. Dans nos sociétés notre alimentation est principalement tournée vers la cuisson, parfois longue des aliments. Bien sûr cela leur confère un arôme souvent bien appréciable, et il sera pour la plupart bien difficile d'y renoncer … à juste titre mesdames et messieurs les gourmets !
Il serait donc possible de manger plus sainement sans se priver. Pour cela la première des chose est sans doute de revoir l'origine de nos produits de consommation bien sûr. Les produits industriels raffinés, gorgés de sucre et d'additifs doivent êtres limité au maximum et réservés aux plaisirs occasionnels autant que faire ce peut. Cela étant dit l'important serait donc de trouver un bon équilibre et de commencer simplement par introduire plus d'aliments crus dans notre alimentation quotidienne.



Comment introduire du cru dans ma vie ?

La cuisine asiatique est un excellent compromis qui propose un mode de cuisson idéal pour préserver les vitamines et oligo-éléments. Il s'agit de saisir les légumes et de les laisser croquants. Les légumes mi-cuits ont à la fois la chaleur bénéfique à la digestion et leurs nutriments préservés. Vous pourriez donc vous en inspirer ou même l'adopter ! Que ce soit occasionnellement ou de manière régulière.

Pour ce qui est du cru à proprement parlé, il est possible, comme cela ce fait dans certaines familles, de proposer systématiquement une salade à tous les repas, salade verte ou composée, place à vos envies il n'y a pas de limites. Certains légumes se prêtent bien plus aux crudités qu'ils ne laissent à penser, c'est le cas de la courgette ou de la betterave qui râpés crus en salade sont délicieux. Les choux vert ou rouge émincés finement avec des morceaux de pommes et de noix font une salade délicieuse.

Manger des fruits régulièrement et de préférence en dehors des repas ou environs 30 minutes avant ceux-ci, afin de les digérer correctement et de profiter pleinement de leurs bienfaits.

Ajouter des graines dans vos salades. En effet parsemer vos salades de graines et de graines germées tout particulièrement, apportera une touche de fantaisie, un goût savoureux et une source inestimables d'énergie.

Rendez vous compte que la germination permet à une toute petite graine de se transformer en une plante complexe, tout ce qu'elle recèle est donc concentré ( vitamines, enzymes, minéraux), mais il faut que la germination se mette en marche pour activer toutes ses réserves en dormance. Lors de la germinations les vitamines sont multipliées jusqu'à 1000 fois, ainsi les graines germées ont un pouvoir tonifiant, re-minéralisant et antioxydant.
Vous pourrez les faire vous même aisément à l'aide d'un germoir ou plus simplement en achetant des paillettes de germe de blé (par exemple) à saupoudrer sur vos salades, vous verrez c'est exquis !

La solution en or ce sont les jus frais !

Faits avec un extracteur ils sont un excellent palliatif pour tous ceux qui ne mangent pas assez d''aliments vivants, pour les fainéants ou ceux qui n'aiment tout simplement pas trop les crudités mais aussi pour tous ceux souhaitant améliorer leur santé.
Les extracteurs de jus permettent de séparer le jus des fruits et légumes de leurs fibres, sans lame ils préservent un maximum d'éléments nutritifs, vitamines, minéraux. Ils se démocratisent et sont de plus en plus abordables, on en trouve désormais de corrects pour une centaine d'euros, vous pourrez aussi profiter de soldes ou promotions pour vous en procurer un a bas prix. L'idéal étant de vous en procurer sans bisphénol A, mais on n'en trouve peu présentant cet avantage a un prix attractif.

Pour en revenir à nos jus, ils présentent en premier l'avantage de se digérer en 15 min environs, ne sollicitant pas une grande énergie pour ce faire, ce qui permet une absorption optimale de leurs nutriments. Faciles et rapides à faire vous pourrez élaborer toutes les recettes possibles et imaginables au gré de vos envies sans vous lasser, ce qui n'est pas négligeable.




Introduire les jus crus dans votre vie c'est profiter des avantages de l'alimentation vivante en limitant les contraintes qu'elle peut représenter pour certains et en ne modifiant pas trop vos habitudes alimentaires. L'idéal serait donc selon le Dr Norman W. Wolker de boire au moins 2 verres de jus frais par jour. Son livre « votre santé par les jus frais » est d'ailleurs une très bonne référence.

Les meilleurs jus sont les jus de légumes, ceux de fruits consommés en grande quantité créerait des désordres au vu des sucres qu'ils contiennent. Les jus de légumes quant à eux permettent de consommer cru des légumes que nous aurions beaucoup de mal à manger sans cuisson autrement. Concernant les jus de fruits vous pourrez cependant en consommer un peu mais aussi en intégrer à vos jus de légumes. Les jus verts sont considérés comme les meilleurs sur le plan sanitaire mais gustativement les novices peuvent avoir du mal, notez donc que certains considèrent la carotte et la betterave comme tout aussi intéressants et présentant un goût plus doux.

Quelques idées pour commencer 

le jus de carotte pour détoxifier l'organisme, nettoyer le foie, lutter contre le cancer et bien d'autre
  • le jus orange carotte est délicieux.
  • 3 pommes, 4 carottes, 1 morceaux de courge buternut, une poignée de groseille et cassis et une gousse de vanille, miam un régal
  • 2 tiers de betterave, 3 pommes, 4 carottes et une gousse de vanille, une petite douceur
  • choux vert et pomme pour déstocker les graisses et la cellulite
  • le jus d'épinards contre la constipation

Ne vous faites pas souffrir en vous infligeant des jus infâmes simplement parce que c'est bon pour la santé, ni en vous forçant à avaler des salades tous les jours alors que vous n'en pouvez plus. Faites vous plaisir tout en vous faisant du bien, allez y à votre rythme et piochés des idées ça et là, le net regorge de recettes crus simples et délicieuses. Plutôt que de passer du tout au tout et d'y perdre le goût, amorcez des changement progressifs de sorte à y prendre goût et plaisir pour vous offrir une meilleur santé incha'Allah.

Pour aller plus loin vous trouverez d'excellents articles sur internet, notamment les vidéos de Thierry Casasnovas de l'association régénère qui propose ses recette et partages toutes ses connaissances en matière de santé et d'alimentation. Néanmoins je ne cautionne pas tous ses propos, il y a à prendre et à laisser . Mais concernant les idées de jus vous serez servis !

Article originellement écrit pour ahly magazine